Les ophtalmologues du centre assurent le diagnostic, le suivi et le traitement des pathologies de l’œil et de la vue telles que les défauts de la vision (myopie, astigmatisme, hypermétropie, presbytie), les maladies de la rétine et de la cornée, les glaucomes, la DMLA, les maladies des paupières des voies lacrymales et de l’orbite ou encore la cataracte.

Esthétique du regard

Strabisme

Il s’agit d’une affection entrainant une perte de parallélisme des deux yeux.

Existe-t-il une seule sorte de strabisme ?

Non, il existe une multitude de strabismes en fonction :

  • De la position des yeux

Les yeux peuvent partir vers l’intérieur, on parle alors de strabisme convergent, vers l’extérieur, on parle de strabisme divergent, ou verticalement, on parle de strabisme vertical.

  • De l’âge d’apparition

Le strabisme peut apparaître dans l’enfance, il est alors le plus souvent convergent (90% des cas) et est associé  habituellement à un problème de vision (hypermétropie nécessitant le port de lunettes). Il peut survenir dès la naissance ou apparaître secondairement vers l’âge de 2 ans.

Il existe également des strabismes qui apparaissent à l’âge adulte, entrainant alors une vision double.

  • De la cause 

Il existe une multitude de causes à la survenue d’un strabisme. Il peut s’agir :

* d’un dysfonctionnement de la commande centrale cérébrale contrôlant la position des yeux (suite à accident vasculaire cérébral chez l’adulte, ou congénital chez l’enfant).

* d’une atteinte du nerf contrôlant un muscle oculo-moteur, permettant de bouger l’œil. On parlera alors de paralysie oculo-motrice.

*d’une atteinte du muscle directement (compression par une tumeur, inflammation du muscle…)

Quels sont les signes du strabisme ?

Le premier signe, évident, est  de « loucher ». Il peut donc exister une gêne esthétique importante.

Par ailleurs, comme les deux axes visuels ne sont pas alignés, chaque œil va fixer des objets différents entrainant une disparité des images traitées au niveau du cerveau. Cela a des conséquences différentes en fonction de l’âge d’apparition du strabisme :

  • Chez l’adulte cela va entrainer une vision double, appelée diplopie, plus ou moins permanente, mais très invalidante.
  • Chez l’enfant, avant 6 ans (période de plasticité cérébrale), le strabisme peut entrainer une amblyopie, c’est-à-dire un défaut de développement de la vision, de l’œil dévié. Le cerveau a en effet la capacité à cet âge de s’adapter, et pour éviter la diplopie, il va « oublier » l’image de l’œil dévié, mais empêchant ses bonnes connections cérébrales. Ce défaut de développement de la vision est irréversible s’il n’est pas traité avant l’âge de 6 ans (en utilisant un cache sur l’œil dominant, obligeant l’œil le plus faible à travailler).

Un strabisme peut-il révéler une maladie grave ?

Oui, parfois le strabisme peut révéler une tumeur cérébrale, un diabète, une pathologie neuro-musculaire, une infection… L’ophtalmologiste proposera un bilan complémentaire (IRM cérébrale, bilan sanguin…) au cas par cas, en fonction de l’atteinte et du contexte.

Peut-on traiter un strabisme ?

Il existe différents moyens de traiter un strabisme :

  • La rééducation orthoptique, consistant à faire travailler certains muscles pour améliorer, par exemple, la convergence. Elle fait appel à un professionnel paramédical spécialisé appelé orthoptiste. Cette rééducation n’est parfois pas indiquée, notamment lorsque les deux yeux n’ont pas appris à travailler ensemble depuis l’enfance.
  • L’utilisation de prismes optiques, permettant de dévier la trajectoire des rayons lumineux sur une paire de lunettes, et donc de compenser la déviation liée au strabisme. Le prisme peut être collé sur le verre de lunettes (prisme press-on) ou incorporé directement dans le verre.
  • Une chirurgie oculo-motrice, dont le but est de renforcer et/ou affaiblir chirurgicalement certains muscles oculo-moteurs.

Comment se passe une chirurgie de strabisme ?   

L’intervention s’effectue obligatoirement sous anesthésie générale et en ambulatoire.

Elle dure entre trente minutes et une heure et peut toucher un œil ou les deux yeux en même temps.

Des micro-incisions dans la conjonctive sont réalisées sous microscope pour accéder aux muscles. Ceux-ci sont alors renforcés ou affaiblis. Il n’y a donc pas de cicatrices sur la peau. Des points de suture sont placés sur la conjonctive, du diamètre d’un cheveu, et se résorbent spontanément au bout de dix jours. Ces points sont irritants les premiers jours, pouvant entrainer une sensation de grosse conjonctivite, et une impression d’avoir un cheveu dans l’œil.

Il est recommandé de s’arrêter de travailler pendant une semaine environ, de ne pas pratiquer d’activités sportives et aquatiques pendant 1 mois.

L’effet de la chirurgie est-il durable ?

L’opération permet une amélioration durable du strabisme. Le strabisme peut malgré tout revenir après quelques années pouvant nécessiter une seconde chirurgie. Ce délai de possible réapparition est difficile à évaluer et varie en fonction des individus.

Existe-t-il  des risques à la chirurgie ?

Les risques sont présents quelque soit les opérations, mais ceux engageant le pronostic de l’œil sont heureusement rarissimes dans la chirurgie du strabisme (infection, hématome orbitaire). Il existe par contre des risques d’aléas concernant les résultats de la chirurgie : sous correction ou sur correction dans 10% des cas. Dans ces cas, il peut être parfois nécessaire de ré intervenir quelques mois plus tard pour améliorer le résultat.

A quel âge peut-on se faire opérer ?

Il est indispensable de traiter, avant la chirurgie, les défauts de vision (amblyopie, troubles réfractifs).

C’est pourquoi, il est rare de proposer une chirurgie avant l’âge de 4-5 ans. Par ailleurs, il est important que la déviation du strabisme soit stable dans le temps.

Chirurgie réfractive - laser corrigeant la vue

La chirurgie réfractive = laser de la vision permet de corriger les problèmes de vue et donc de ne plus porter de lunettes ou de lentilles. Le but de ce traitement est de voir mieux, sans lunettes, tout le temps et dans le temps.

Il s’agit d’une opération rapide, efficace, indolore et durable.
Tous les problèmes de vue peuvent être traités : myopie, astigmatisme, hypermétropie, presbytie (lunettes pour voir de près à partir de 45 ans), seuls ou cumulés.
Un bilan précis et complet est réalisé dans notre centre afin de trouver le meilleur traitement adapté à vos yeux et de dépister toute contre-indication.

Le Dr RUSSO MASTIER est spécialisée en chirugie de la vue : chirugie laser LASIK, PKR excimer, SMILE, PRESBYLASIK, chirurgie du cristallin clair par PRELEX et dispose d’un plateau technique dernière génération afin d’obtenir les meilleurs résultats:si l’indépendance aux lunettes vous intéresse, prenez un RDV pour réaliser un bilan complet dans notre centre et répondre à vos questions

Chirugie de la cataracte

La cataracte correspond à l’opacification du cristallin, lentille de forte puissance située à l’intérieur de l’œil (c’est l’objectif d’un appareil photographique).

Quels sont les signes visuels accompagnant la cataracte ?

L’opacification du cristallin altère la vision donnant la sensation de regarder à travers un voile ou une vitre embuée, les couleurs s’estompent, les lumières vivent sont perçues comme des éblouissements. Cette opacification survient avec l’âge, le plus souvent après 60 ans (1 personne sur 5 après 60 ans), mais elle peut arriver beaucoup plus tôt en particulier en cas de maladie oculaire ou générale associée.

Qui peut se faire opérer et quand ?

  • Tous les patients présentant une cataracte ayant pour conséquence une baisse d’acuité visuelle significative, un éblouissement à la lumière, une diplopie

Pourquoi se faire opérer de la cataracte ?

  • Mieux voir
  • Moins de lunettes

Dans quelles circonstances apparaît-elle ?

Cette affection est très fréquente avec l’âge. La cataracte peut accompagner certaines maladies (le diabète, des inflammations oculaires, prise répétée de cortisone) ou apparaître suite à un choc oculaire.

Existe-t-il un traitement pouvant empêcher ou ralentir la cataracte ?

Il n’y a pas de traitement médical pouvant empêcher ou ralentir la cataracte. Une cataracte évolue toujours vers une aggravation, mais cette évolution peut être lente et progressive ou parfois brutale et très rapide.

Comment traite-t-on la cataracte ?

Le traitement de la cataracte est chirurgical. Il consiste à extraire le cristallin à travers des micro-incisions cornéennes, en utilisant une sonde à ultrasons : phakoémulsification = cataracte découpée puis aspirée doucement grâce à la sonde à ultrasons.

Ce cristallin, qui est une lentille à l’intérieur de l’œil, comme un objectif d’appareil  photo, doit être remplacé par une lentille artificielle de puissance similaire = un implant, sorte de petite lentille/lunette transparente qui est mise en fin de chirurgie à la place du cristallin cataracté : différents type d’implants sont disponibles, adaptés à chaque patient, permettant de corriger la vue de loin et de près. Sa puissance est calculée lors d’un examen préalable à l’opération, la biométrie. On mesure alors la longueur de l’œil et la forme de la cornée.

Quel type d’anesthésie est pratiqué ? 

L’intervention se passe sous anesthésie locale le plus souvent, à l’aide de gouttes anesthésiantes, en ambulatoire. Dans certains cas compliqués (cataracte très importante ou difficultés à rester immobile), l’opération peut être effectuée sous anesthésie loco-régionale ou générale.

Existe-t-il des risques ?

Cette opération est actuellement très rependue et très sécurisée. Comme toute intervention chirurgicale, elle présente des risques, très faibles, mais existants. Nous citerons le plus important : il peut se  de développer une infection oculaire pouvant aboutir à la perte fonctionnelle de l’œil (un cas pour 20000 chirurgies). Cette infection est alors traitée par un traitement antibiotique local et général.

Est-il possible de ne plus porter de lunettes ?

Oui. En effet, en calculant la lentille à implanter à la place du cristallin, on peut supprimer un défaut de vision (myopie, hypermétropie). On peut également, à l’aide de lentille « premium », corriger la presbytie et l’astigmatisme.

Pédiatrie

Chirurgie du larmoiement

Lentilles

Pathologie de la cornée

La cornée est un tissu transparent, sorte de petit hublot devant l’œil, qui permet de faire passer la lumière jusqu’ à la rétine et ainsi de voir. Par ses rayons de courbure, elle agit comme un objectif en contrôlant principalement la focalisation rétinienne.

Les maladies de la cornée sont variées, elles touchent à la transparence, l’architecture ou bien la géométrie des différentes couches qui constituent la cornée. La conséquence de ces pathologies est que les rayons lumineux n’arrivent plus à atteindre le point précis qu’il faudrait sur la rétine pour voir net.

Les maladies de la cornée les plus fréquemment rencontrées sont le kératocône, les dystrophies de cornée héréditaires ou acquises mais aussi toutes les pathologies aigues telles que les kératites infectieuses (= abcès de cornée) en particulier dues au port de lentilles de contact, les traumatismes cornéens (ulcère de cornée, plaie de cornée)….

Défauts visuels

Les défauts de vision regroupent la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie c’est ce qu’on appelle amétropie : lorsque vous regarder de loin et/ou de près les images n’arrivent pas à se focaliser précisément et vous voyez flou, vous obligeant à porter des lunettes ou des lentilles

  • L’œil myope : vous voyez flou de loin.
  • L’œil hypermétrope : vous forcez beaucoup et vous voyez flou de loin +/- de près.
  • L’œil astigmate : des anomalies de courbure cornéenne créent des distorsions de l’image.
  • L’œil presbyte : vous voyez flou de près. Il s’agit du vieillissement normal de l’œil, à partir de 40/45 ans, par perte de l’accommodation.

Comment pouvons-nous corriger vos problèmes de vue ?

Il existe plusieurs méthodes pour corriger les défauts de la vue : ces différents moyens de correction ont pour but de rectifier le trajet des rayons lumineux qui arrivent dans votre œil sur votre rétine.

  • lunettes
  • lentilles
  • chirurgie réfractive par laser : PKR, LASIK, SMILE
  • chirurgie réfractive par opération du cristallin avant l’arrivée de la cataracte: PRELEX

Pathologies de la rétine - DMLA

Qu’est-ce-que c’est la DMLA ?

La DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) est une maladie de l’œil survenant après 50 ans, due à un vieillissement anormal de la zone centrale de la rétine appelée la macula.

Elle est responsable d’une perte progressive de la vision centrale, alors que la vision périphérique est intacte.

En effet la macula est responsable de la perception des détails fins et des couleurs. Elle transmet 90% de l’information visuelle traitée par le cerveau. Elle est impliquée par exemple dans la lecture d’un texte, la reconnaissance d’un visage.

Existe-t-il plusieurs sortes de DMLA ?

Oui il existe deux formes de DMLA, l’une appelée forme sèche qui correspond à la DMLA atrophique, et une forme dite « humide » qui est la DMLA exsudative. Ces deux formes diffèrent par leur évolution et leur prise en charge, mais ont les mêmes conséquences sur la vision.

  • La DMLA sèche ou atrophique est la plus fréquente. La perte progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire de la rétine entraine une baisse sévère de la vision mais qui survient lentement. A ce jour, nous ne disposons pas de traitement contre cette forme de DMLA.
  • La DMLA humide, ou exsudative, est moins fréquente mais plus médiatisée car des traitements efficaces ont été découverts ces dernières années. Elle correspond à la formation de vaisseaux anormaux appelés néovaisseaux sous la rétine. Cette forme de DMLA peut évoluer très rapidement et tout signe évocateur doit faire consulter un ophtalmologiste très rapidement.

Quels sont les signes visuels de la maladie ?

La DMLA peut entrainer une perte de la vision centrale, alors que la vision périphérique est habituellement intacte.

Les premiers signes peuvent être discrets au début, surtout si l’autre œil voit normalement. Il ne faut pas les négliger.

  • Diminution de la sensibilité aux contrastes : impression de manque de lumière pour lire ou écrire
  • Baisse de la vue : difficultés à voir les détails, à lire
  • Déformation de la vision : particulièrement visible sur une ligne droite ou un quadrillage, les images peuvent paraitre ondulées ou déformées
  • Tache centrale : ce « scotome » est une tache souvent grise ou noire devant l’œil, gênant la vision

Ces signes doivent vous amener à consulter rapidement un ophtalmologiste.

Un test simple pour surveiller votre vue après 50 ans : Test de la grille d’Amsler.

 

Utilisation de la grille d’Amsler

  • avec vos lunettes correctrices ou lentilles si vous en utilisez ;
  • un œil à la fois (couvrez l’autre œil sans le presser) en fixant le point central de la grille. Toutes les lignes devraient être droites, toutes les intersections devraient former des angles droits et tous les cadres devraient être de la même taille.    

Comment fait on le diagnostic de la DMLA ?

L’examen comporte tout d’abord une mesure de la vision de loin et de pres et un examen du fond d’œil (souvent associé à des photographies du fond d’œil).

Un OCT vient compléter l’examen : c’est un examen indolore et rapide, qui permet d’examiner la rétine dans ses détails, à la façon d’un scanner.

Une angiographie peut être réalisée si on suspecte une forme humide de DMLA (exsudative) : cet examen des vaisseaux de la rétine permet de confirmer la présence des vaisseaux anomaux (néovaisseaux).

Quels sont les traitements de la DMLA ?

Prévention

Chez les patients à risque ou au début des formes atrophiques, de bonnes habitudes alimentaires peuvent réduire le risque d’évolution vers une forme avancée de la maladie :

  • manger régulièrement des fruits, des légumes verts riches en lutéine (épinards, brocolis, choux frisés,…), des poissons gras (saumon, thon, maquereau,…),
  • protéger ses yeux du soleil (port de lunettes de soleil)
  • avoir activité physique régulière,…

Votre ophtalmologiste peut prescrire des compléments alimentaires pour renforcer les apports quotidiens en antioxydants, lutéine et oméga 3. Ceux-ci ont démontré leur efficacité dans la prévention, et seront aussi adaptés lorsqu’ un œil déjà atteint afin de réduire le risque d’atteinte du deuxième œil.

Traitement curatif

Dans la DMLA exsudative (humide) les traitements les plus récents et les plus utilisés sont les « anti-VEGF », médicaments qui sont injectés dans le vitré, c’est-à-dire à l’intérieur de l’œil. Ils vont bloquer le développement des vaisseaux anormaux, ce qui permet de stabiliser la maladie mais pas de la guérir définitivement.

Dans certaines formes bien précises, la photothérapie dynamique peut stabiliser la vision en oblitérant les vaisseaux anormaux de la DMLA exsudative (humide). Un colorant est injecté dans une veine du bras, puis on fait pénétrer une lumière spécifique dans l’œil, qui va agir sur le colorant.

Enfin le laser thermique, qui est la technique la plus ancienne, est réservée à des formes très particulières, notamment lorsque le centre de la macula n’est pas atteinte. Le laser va bruler les vaisseaux anormaux.

En cas de signes évocateurs de DMLA, il est important de consulter rapidement votre spécialiste.

 

Glaucome

Qu’est-ce que le glaucome ?

Le glaucome est une maladie de l’œil et plus particulièrement du nerf optique, responsable d’une atteinte du champ visuel. Il est le plus souvent lié à une augmentation de la pression à l’intérieur de l’œil (pression intra-oculaire). Il survient en général après 45 ans.

Est-ce une maladie fréquente ?

Oui, le glaucome touche environ 1 million de personnes en France, et atteint plus de 2% de la population de plus de 45 ans. Le glaucome est la première cause de cécité absolue dans les pays industrialisés. C’est pour cette raison qu’un contrôle ophtalmologique régulier est conseillé à partir de 45 ans, tous les 2 ans environs : votre ophtalmologique, au cours de son examen, vérifie votre pression intra-oculaire et examen le nerf optique (la papille).

Quelles sont les formes de glaucome ?

On distingue deux grandes formes de glaucome : le glaucome à angle ouvert, le plus fréquent, et le glaucome par fermeture de l’angle.

  • Le glaucome à angle ouvert a une évolution en général lente, avec une réduction progressive du champ visuel qui peut évoluer jusqu’à la perte de la vision si le glaucome n’est pas traité. Il n’est pas douloureux.
  • Le glaucome par fermeture de l’angle, notamment le glaucome aigu par fermeture de l’angle, est plus rare mais est une urgence ophtalmologique car la pression intraoculaire augmente brutalement, responsable de douleurs intenses et d’une baisse brutale de la vision.
  • Enfin d’autres formes beaucoup plus rares de glaucome existent, comme les glaucomes secondaires à un traumatisme ou une inflammation, ou encore les glaucomes congénitaux.

Quels sont les signes du glaucome ?

  • Le glaucome est une maladie indolore, et qui n’est responsable d’une baisse de la vision centrale qu’à un stade avancé. Il est donc très difficile de se rendre compte que l’on a un glaucome. Le diagnostic se fait souvent lors d’un examen de dépistage chez l’ophtalmologiste ou lors d’une consultation pour une autre raison.
  • Un examen systématique est donc conseillé tous les 2 à 3 ans à partir de 45 ans
  • Chez les personnes dont un membre de la famille est atteint de glaucome, la surveillance ophtalmologique régulière est très importante, car ces patients ont un risque augmenté d’avoir un glaucome

Quelle est la pression normale de l’œil ?

  • La pression de l’œil est considérée comme normale lorsqu’elle est inférieure à 21 millimètres de mercure – 21 mmHg (en l’absence d’autre anomalie)
  • On peut avoir une pression supérieure à 21 mmHg sans avoir obligatoirement de glaucome, on parle alors d’hypertonie
  • A l’inverse, certains patients ont un glaucome avéré, alors que leur pression intraoculaire est considérée comme normale (inférieure à 21 mmHg), on parle alors de glaucome à pression normale

Quels sont les examens permettant de diagnostiquer et de suivre un glaucome ?

  • La mesure de la pression intraoculaire

Elle se fait à chaque consultation, soit avec un appareil envoyant un souffle d’air (tonomètre à air), soit à l’aide d’un petit instrument en plastique qui va toucher la surface de l’œil (tonomètre à aplanation), après anesthésie de celui-ci par une goutte de collyre.

  • L’examen du fond d’œil et les rétinophotographies couleurs du fond d’œil

Le fond d’oeil permet une analyse soigneuse du nerf optique.  Il nécessite la dilatation de la pupille par des gouttes de collyre (responsable d’une vision brouillée pendant quelques heures). Les rétinophotographies peuvent quant à elles souvent être réalisées sans dilatation (seule la partie centrale de la rétine est visible), elles sont très utiles pour le suivi d’une consultation à une autre.

  • L’examen du champ visuel

Il est réalisé par l’orthoptiste ; le champ visuel dure 10 à 15 minutes par œil, et va évaluer l’étendue de l’espace que peut voir chaque œil. En cas de glaucome, certaines zones sont peu ou pas vues.

  • L’OCT : Tomographie par Cohérence Optique

L’OCT est une méthode moderne et très précise d’évaluation de l’atteinte du nerf optique dans le glaucome, tant pour le diagnostic que pour le suivi. L’examen est indolore et peut souvent être réalisé sans dilatation des pupilles.

Tous ces examens ne sont pas forcément réalisés à chaque consultation. L’ophtalmologiste les répète à une fréquence variable en fonction de la sévérité et de la rapidité de la maladie.

Qui traiter ?

  • Tous les patients atteints de glaucome doivent être traités afin d’arrêter l’évolution de la maladie. Les dégats causés par le glaucome sont irréversibles, le traitement va éviter que le champ de vision ne continue de se rétrécir.
  • Les patients atteints d’hypertonie peuvent également être traités afin d’éviter la survenue d’un glaucome, car l’élévation de la pression intraoclaire est le principal facteur de risque de glaucome. Toutefois il est possible de ne pas traiter certains patients, surtout si l’hypertonie est peu importante et qu’il n’y a pas d’autre facteur de risque de glaucome. Dans ce cas une surveillance très régulière est indispensable.

Quels sont les traitements du glaucome ?

  • Les collyres dits « hypotonisants » c’est-à-dire qui diminuent la pression intraoculaire

Il s’agit du traitement le plus fréquemment utilisé. Le patient instille en général une à deux fois par jour une goutte de collyre dans chaque œil. Il s’agit d’un traitement chronique, puisqu’en cas d’arrêt, le glaucome risque à nouveau de s’aggraver

  • Le laser peut être utilisé dans certaines formes de glaucome, comme l’iridotomie au laser dans le glaucome par fermeture de l’angle, ou la trabeculoplastie laser dans le glaucome chronique à angle ouvert
  • Les ultra sons (cyclo coagulation)
  • La chirurgie du glaucome

Elle peut être nécessaire lorsque la pression reste élevée malgré les collyres ou lorsque ceux-ci ne sont pas tolérés. Elle consiste à dériver le liquide de l’œil appelé « humeur aqueuse » pour former une sorte de soupape dans la coque de l’œil (sous la conjonctive). Il existe différentes techniques. Quelle que soit la technique, le but de l’opération est d’abaisser la pression de l’œil, et de préserver la vision mais en aucun cas d’améliorer de la vision, comme cela est le cas dans la chirurgie de la cataracte.

Chirurgie des paupières